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  • Au moins deux vidéos de "mercenaires africains" en Ukraine sont apparues en ligne. - Les Vérificateurs ont pu confirmer leur authenticité. - Elles témoignent de la présence accrue de ces soldats dans les rangs de la Russie. - Des hommes loin de leur pays, transformés en "chair à canon" . Depuis le 8 janvier, deux vidéos différentes montrant la maltraitance de "mercenaires africains" déployés par la Russie sur le front ukrainien sont apparues sur les réseaux sociaux. Sur la première, un seul homme est filmé, tandis que la seconde montre tout un groupe de soldats, de la neige jusqu'aux chevilles. À chaque fois, ces hommes insultés ou ridiculisés sont présentés comme de nouvelles recrues de l'armée russe. Les Vérificateurs ont voulu en savoir plus. Une localisation difficile à confirmer La première séquence, de celui qui est décrit comme un "kamikaze jetable ", est devenue virale le 9 janvier (nouvelle fenêtre), cumulant plusieurs millions de vues. Face caméra, un soldat, visiblement terrifié, est insulté en russe. L'auteur des images lance des injures racistes et homophobes, évoque un "appât" . L'homme qui se présente comme "Francis" porte un uniforme dont le camouflage est distinctif des forces militaires russes. Il ne parle pas russe et répond à la seule question posée en anglais. Une source militaire nous confirme que sur son torse est accrochée une TM-62, une mine antichar de fabrication soviétique, caractérisée par son marquage qui débute par "TM". Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie (nouvelle fenêtre), elle est devenue une munition à part entière, jusqu'à s'intégrer aux drones. Autant d'indices qui démontrent la présence de ce mercenaire sur le front ukrainien (nouvelle fenêtre). Impossible toutefois à ce stade de déterminer la nationalité de l'homme filmé ni de connaître sa localisation exacte. D'autant que la vidéo est apparue sur des canaux Telegram ukrainiens, dès le 8 janvier. Interrogé par TF1info, le primo-diffuseur n'a pas pu nous donner plus d'informations. D'après ses précisions, ces images ont été fournies "par un abonné" qui les aurait extraites "après le piratage d'un compte WhatsApp appartenant à un Russe" . Russie 🇷🇺 Un soldat Russe filme un détachement de mercenaires Africains et commente "Regardez combien de personnes jetables il y a ici." Pour Moscou, les Africains sont de la chair à canon, sacrifiables. Du consommable facile pour alimenter sa guerre en Ukraine. pic.twitter.com/Pwc4OMkJwj — Cartes du Monde (@CartesDuMonde) January 11, 2026 La seconde vidéo est quant à elle apparue en ligne le 11 janvier. On y voit un groupe d'une dizaine d'hommes chanter et danser. L'auteur parle russe et commente les images. "Regardez combien de personnes à usage unique il y a ici" , lance-t-il, se moquant des chansons. "Maintenant, ils vont se diriger vers le front, où ils ne seront plus d'humeur à chanter." La mélodie permet d'en savoir plus sur la nationalité de ces soldats. D'après nos recherches, il s'agit d'une chanson propre (nouvelle fenêtre) à l'Armée de résistance nationale (NRA) de l'Ouganda, le bras armé du mouvement de résistance lors de la guerre de brousse qui a touché ce pays d'Afrique de l'Est dans les années 1980. Quant à leur position, un canal Telegram pro-ukrainien évoque une scène tournée dans la zone de Lyman (nouvelle fenêtre). Une localisation difficile à confirmer par ces seules images, mais qui coïncide avec au moins deux autres éléments. D'abord, nous avons repéré une vidéo d'un groupe de mercenaires étrangers abattus par l'Ukraine à proximité de cette ville de la région de Donetsk. Ensuite, une note (nouvelle fenêtre) de l'Institute for the Study of War (ISW), un centre de recherche américain, affirme qu'au 16 décembre, le commandement d'une brigade déployée à Lyman a indiqué que les forces russes "avaient du mal à communiquer avec les mercenaires africains provenant de pays non précisés en raison de la barrière linguistique" . C'est pourquoi ils ont choisi d'employer ces hommes "dans des attaques visant à révéler les positions de tir ukrainiennes" . Des hommes devenus de la "chair à canon" S'il est impossible à ce stade d'identifier les hommes filmés, tous ces indices confirment l'authenticité des images. D'autant que ce n'est pas la première fois que des témoignages font état du déploiement de mercenaires (nouvelle fenêtre) issus du continent africain. Le 7 janvier dernier, les forces armées ukrainiennes annoncent avoir fait prisonnier un mercenaire ougandais. Présenté comme "Richard", il assure avoir atteint un point de contrôle "situé près de Lyman pour se rendre aux soldats ukrainiens" de la 63ᵉ brigade mécanisée. "Voulant échapper à la pauvreté, il a été trompé par les promesses de la propagande russe" , précise la brigade dans un communiqué (nouvelle fenêtre). Un récit corroboré par l'analyse des chercheurs Thierry Vircoulon et Horacio Givone. Dans un rapport (nouvelle fenêtre) à ce sujet publié le 18 décembre par l'Institut français des relations internationales (Ifri), ils notaient que ces recrues, "majoritairement animées par une motivation économique", étaient souvent "trompées par des offres de formation et d'emploi mensongères" . "Ces recrutements abusifs et trompeurs s'apparentent à une forme de trafic d'êtres humains dont la conséquence la plus tragique est l'envoi sur le front de mercenaires amateurs comme 'chair à canon'." Si bien que pour Moscou, l'Afrique subsaharienne est devenue un territoire avec un "intérêt particulier" . La région "constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone, conjugués à un important désir d'émigration". En novembre (nouvelle fenêtre), le ministre ukrainien des Affaires étrangères avait quant à lui indiqué qu'au moins 1.436 citoyens originaires de 36 pays africains différents combattaient dans les rangs de l'armée russe. Lire aussi En Afrique, un système de désinformation venu de Russie cible la France Face à ces accusations, Moscou reste assez silencieux. Le 24 décembre dernier (nouvelle fenêtre), l'ambassade de Russie en République centrafricaine a simplement publié un communiqué traitant ces récits de "fausses informations" , dont l'objectif serait de nuire à son image sur le continent. Une communication succincte, qui ne répond à aucun des éléments factuels qui se multiplient depuis la fin d'année 2025. En résumé, les deux vidéos sont une nouvelle preuve du recrutement par Moscou de soldats venus d'Afrique subsaharienne, ici au moins dix personnes ougandaises. Une stratégie décrite comme un "recours à de la chair à canon" par un haut responsable militaire français. Auprès de TF1info, il évoque des "attaques suicides avec des pertes massives". Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur X : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
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