About: http://data.cimple.eu/claim-review/ca46631a2f2b68cdb27ac26147cb1edd9ab9c3a859fdd0ee3ab90da0     Goto   Sponge   NotDistinct   Permalink

An Entity of Type : schema:ClaimReview, within Data Space : data.cimple.eu associated with source document(s)

AttributesValues
rdf:type
http://data.cimple...lizedReviewRating
schema:url
schema:text
  • La députée du MoDem Maud Petit a relayé en ligne un chiffre marquant au sujet de la prostitution. - Celle-ci concernerait en France pas moins de 20.000 mineurs, filles et garçons confondus. - Nettement supérieure à celle des autorités, cette estimation partagée par une série d'associations pourrait se révéler elle-même sous-évaluée. - Objet de vives critiques, l'Aide sociale à l'enfance (ASE) est présentée sur X comme une "machine à broyer les gosses" par la députée du MoDem Maud Petit. Elle évoque notamment le cas des enfants qui "se suicident" , les "viols" , ou bien encore "la violence des personnels" . À ses abonnés, l'élue relaie un message (nouvelle fenêtre) qui évoque un chiffre glaçant : à l'en croire, pas moins de 20.000 mineurs se prostitueraient en France. Une estimation qui provient des associations En mai 2024, le gouvernement a présenté sa "stratégie de lutte contre le système prostitutionnel et l'exploitation sexuelle" . Un document (nouvelle fenêtre) en préambule duquel on retrouve une déclaration de Sarah El Haïry, alors ministre déléguée chargée de l'Enfance. "Cessons de refuser de voir ce qui nous heurte" , lançait-elle, soulignant que "la prostitution des mineurs" touchait "chaque année entre 6.000 et 10.000 enfants". Cette estimation fait écho à des données similaires et plus anciennes, dont on retrouve la trace en 2021 (nouvelle fenêtre) sur des sites gouvernementaux. Les autorités ne semblent toutefois pas disposer de chiffres totalement arrêtés puisqu'en décembre 2024, la plateforme ministérielle Solidarité.gouv évoquait (nouvelle fenêtre) "plus de 11.000 mineurs victimes d'exploitation sexuelle" dans notre pays. Un écart significatif apparaît entre ces données et le chiffre mis en avant par Maud Petit. La parlementaire a en effet choisi de s'appuyer sur les éléments de l'ACPE, une association dont l'acronyme signifie "Agir contre la prostitution des enfants". Sollicitée par TF1info, la structure explique qu'elle se base sur les travaux (nouvelle fenêtre) du chercheur Aziz Essadek, spécialiste de la protection de l'enfance et des vulnérabilités psychosociales. Il a évalué à au moins 15.000 le nombre de mineurs concernés par la prostitution en France, mais s'était concentré sur les jeunes pris en charge dans le cadre de l'ASE. Afin de proposer une lecture plus complète de la situation, l'ACPE s'est appuyée sur des remontées de terrain et sur les retours de ses membres pour actualiser ce chiffre. C'est ainsi que l'association a abouti à un total de 20.000 jeunes, parmi lesquels on retrouverait "un peu plus de 90% de filles" . La moyenne d'âge des jeunes accompagnés "s'établit à 15,8 ans, mais on retrouve aussi des mineurs de moins de 13 ans" , confient les représentants de l'ACPE. Un total qui concerne la France métropolitaine et n'inclut pas les départements et territoires ultramarins. Un total sans doute sous-évalué Les acteurs du monde associatif reprennent aujourd'hui cette évaluation de 20.000 jeunes, garçons et filles confondus. Elle fait l'objet d'un consensus, même si les observateurs sur le terrain redoutent une sous-évaluation. La prostitution reste en effet encore largement taboue, en particulier lorsqu'elle concerne des mineurs. Évaluer avec précision le nombre d'individus concernés se révèle délicat et explique en partie les écarts observés entre les chiffres officiels et ceux des associations. Les représentants de l'État s'appuient ainsi avant tout sur des données objectivables, à commencer par les dossiers qui ont fait l'objet d'un traitement par la justice. Dès lors, il est logique qu'une partie non négligeable des jeunes touchés par la prostitution passe sous les radars et ne soit pas incluse dans les statistiques. Lire aussi Maisons closes, prostitution : que font nos voisins européens ? Autorités et associations s'accordent en tout cas sur un point : l'augmentation du phénomène ces dernières années. Cela se traduit tout autant par une hausse des dossiers instruits que par l'augmentation des prises en charge de jeunes sur le terrain. "Dans des affaires où l'ACPE s'est constituée partie civile, on peut parfois observer que les chefs des réseaux sont eux-mêmes mineurs" , explique la structure à TF1info. Une évolution qui interpelle, dans un contexte où les usages numériques ont fait évoluer le paysage de la prostitution. L'ACPE explique en partie la hausse du nombre de mineurs concernés par le développement croissant et la généralisation des réseaux sociaux. Des outils numériques qui "facilitent l'exploitation sexuelle des plus jeunes". Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur X : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
schema:reviewRating
schema:author
schema:datePublished
schema:inLanguage
  • French
schema:itemReviewed
Faceted Search & Find service v1.16.123 as of May 22 2025


Alternative Linked Data Documents: ODE     Content Formats:   [cxml] [csv]     RDF   [text] [turtle] [ld+json] [rdf+json] [rdf+xml]     ODATA   [atom+xml] [odata+json]     Microdata   [microdata+json] [html]    About   
This material is Open Knowledge   W3C Semantic Web Technology [RDF Data]
OpenLink Virtuoso version 07.20.3241 as of May 22 2025, on Linux (x86_64-pc-linux-musl), Single-Server Edition (126 GB total memory, 8 GB memory in use)
Data on this page belongs to its respective rights holders.
Virtuoso Faceted Browser Copyright © 2009-2026 OpenLink Software