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  • Une explosion a eu lieu lundi dans le port turc de Derince, à une centaine de kilomètres d'Istanbul.Un incident dont se sont emparés les réseaux russes pour affirmer que des armes à destination de l'Ukraine en étaient à l'origine.Sauf que ni les autorités ni les médias ne font état de la présence d'équipements militaires sur le site de l'explosion. De fausses preuves visant à justifier le retrait russe. Depuis le 18 juillet, date à laquelle Vladimir Poutine a choisi de ne pas renouveler l'accord sur les céréales ukrainiennes garantissant la sécurité des navires en mer Noire, les arguments pour le dénoncer s'accumulent. Parmi eux, l'idée selon laquelle ce "deal" permettait en réalité à Kiev d'importer des armements. Dernier exemple ? Un bateau rempli d'armes à destination de l'Ukraine qui aurait explosé dans un port turc ces derniers jours. Une version des faits qui ne repose sur aucun élément tangible. Un phénomène largement documenté Une explosion s'est bien produite le 7 août en Turquie, près du grand port commercial de Derince, dans la zone de chargement des navires. Un incident qui a fait une douzaine de blessés et endommagé plusieurs structures portuaires, comme le relatait la presse. Sans attendre les conclusions de l'enquête, certains internautes ont proposé leur propre analyse. Sous des messages pleins de sous-entendus de Vladimir Soloviev, le propagandiste en chef du Kremlin, chacun y est allé de son commentaire pour accuser l'Ukraine d'avoir tenté d'importer des armes. "Depuis quand le 'blé' explose comme ça ?", se demande l'un d'eux, quand un autre affirme sans l'ombre d'un doute que des armes ont été trouvées sur place. "Très étrange : ce navire n'était pas chargé de carburants. Alors, peut-être qu'il n'y avait-il pas que des céréales, mais bien des 'jouets' pour les forces armées ukrainiennes", suppute un dernier sur son canal Telegram. Lire aussi LES VÉRIFICATEURS - L'accord sur les céréales a-t-il enrichi les Occidentaux aux dépens des pays défavorisés ? Premièrement, aucun média sur place ni aucune source ne témoigne d'une quelconque présence d'armes. Le silo touché appartient d'ailleurs à l'Office turc des céréales, comme l'ont assuré les autorités dans la presse. Deuxièmement, l'incident n'est pas si "étrange" que ça. Le 9 août, le ministre turc de l'Agriculture, Ibrahim Yumaklı, a souligné que si les causes de l'explosion devaient encore être confirmées, tout laisse penser "pour le moment" qu'il s'agit d'une "conséquence de la compression de la poussière de blé". Un argument tourné en dérision par les propagandistes de Moscou. De nombreuses substances sont susceptibles de provoquer des explosionsInstitut national de recherche et de sécurité Cette réaction chimique n'a pourtant rien de farfelu. Dans sa note sur les conditions de survenue d'une "explosion sur le lieu de travail", l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) en France rappelle ainsi que "de nombreuses substances sont susceptibles de provoquer des explosions", citant entre autres exemples "les poussières combustibles", telles que la farine, le sucre et les céréales. Dans les pages du quotidien turc Hurriyet, un ingénieur chimiste, Emre Ergün, explique ce phénomène plus en détail : "Lorsque le blé est transporté du silo au navire, il est compressé. Or, toute substance organique est hautement inflammable et devient explosive quand elle se transforme en poussière." Il suffit dès lors que cette poussière "en suspension dans l'air, dans un lieu fermé, comme un conteneur ou un silo" rencontre une "source d'inflammation", notamment une étincelle d'origine mécanique. En résumé, ce drame dans un port turc ne prouve aucunement que l'engagement sur les céréales était un prétexte pour que Kiev importe des armes en toute sécurité. Pour rappel, l'accord négocié à l'origine par la Turquie est surtout tombé à l'eau lorsque l'Europe a refusé le chantage de Moscou. En contrepartie de sa signature, le Kremlin demandait la réintégration de la banque agricole russe au système de règlement interbancaire Swift. Un contexte bien vite oublié par Moscou, qui préfère une fois encore déployer son propre récit. Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur Twitter : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
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