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| - Le Texas aurait reconnu la dangerosité des "chemtrails".Si bien que l'État américain aurait interdit ces trainées blanches ce dimanche.Il s'agit d'une fausse information, répandue par des figures de la complosphère.
Tous les articles sérieux leur donnent tort. Mais un blog prouverait qu'ils avaient "raison sur tout". Des figures qui défendent la théorie des chemtrails - cette idée selon laquelle les traînées blanches laissées par les avions sur leur passage seraient toxiques - affirment que le Texas en aurait reconnu la dangerosité. Dans des publications devenues virales ce dimanche 3 décembre, des internautes assurent que cet État du sud des États-Unis serait le premier à interdire leur utilisation. Une fausse information qui s'appuie… sur une pétition.
Une théorie répandue depuis les années 90
Cette rumeur est notamment partagée par Silvano Trotta. Depuis plusieurs années, cet ufologue (spécialiste des ovnis) français est un adepte des fausses informations. Après s'être intéressé au paranormal, il s'est découvert une passion pour le Covid-19, grâce auquel il a monétisé ses fausses informations et il surfe désormais sur le climato-scepticisme. Pour seule preuve de ce qu'il affirme, ce "lanceur d'alerte" auto-proclamé renvoie à une publication d'un médecin britannique dont le message a été vu plus de 1,2 million de fois. Or, il fait une très grosse erreur de traduction. Le médecin, connu pour avoir propagé des fausses informations sur le vaccin dans le passé, utilise le conditionnel, indiquant que le Texas "devient le premier État à interdire potentiellement les chemtrails".
Reste que cette affirmation sous-entend que l'État américain aurait reconnu la véracité de cette théorie. Or, en lisant l'article auquel les deux hommes font référence, on comprend qu'il n'en est rien. Titré de manière très fallacieuse, le blog relaie une pétition lancée par un groupe d'activistes appelé "Clean Skies Texas". Dans ce texte, le groupe composé de citoyens écrit qu'il veut demander aux représentants de l'État d'adopter des lois interdisant "l'épandage atmosphérique dangereux sans approbation préalable". De son côté, l'État américain n'a jamais répondu à cette pétition. Et n'a jamais évoqué l'existence de ces "chemtrails" sur son site.
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Et pour cause, comme nous vous l'expliquions ici, derrière cet anglicisme qui est la contraction de "chemical" ("chimique") et "trails" ("trainées"), on trouve l'idée selon laquelle les traînées blanches seraient composées d'agents chimiques délibérément répandus. Pour quelles raisons ? Cela dépend de l'actualité. Relayée depuis les années 90, la théorie a en effet évolué dans le temps. À ses débuts, elle a été la prétendue preuve que l'armée essaye d'empoisonner la population. Les défenseurs des "chemtrails" ont ensuite pensé qu'ils permettaient de "réguler la population", avant d'être persuadé en 2022 qu'il s'agit de "poussières intelligentes qui activent le Covid-19".
Cet été, certains ont même expliqué que cet épandage devait permettre de supprimer les nuages. Une théorie sans aucune validité scientifique, chimique ou logistique. Et cette fois-ci, quel serait l'objectif ? Dans sa pétition, le groupe "Clean Skies Texas" n'en donne pas. "Quelle que soit la justification derrière ces pulvérisations continues, elles sont extrêmement nocives pour notre santé et notre environnement", affirment simplement ses auteurs. Lancée au début de l'année 2023, elle a recueilli moins de 3500 signatures à l'heure où nous écrivons ces lignes.
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