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  • Un toxicologue allemand aurait avancé le nombre de 60.000 morts dus à un vaccin de Pfizer contre le Covid-19 en Allemagne. - Le profil de cet homme montre qu'il ne travaillait plus pour l'entreprise pharmaceutique lors de la pandémie. - Ses calculs sont établis sur une estimation contestable scientifiquement. - Une déclaration fracassante faite par un toxicologue allemand autour du Covid. Alors que la campagne de renouvellement vaccinal contre le Covid-19 démarre en France lundi 20 avril (nouvelle fenêtre), plusieurs comptes partagent sur X une vidéo (nouvelle fenêtre) où un homme en costume ferait "des révélations qui confirment les soupçons de nombreux complotistes" . L’homme, présenté comme un "insider de Pfizer" (nouvelle fenêtre), entreprise pharmaceutique à l’origine d’un des vaccins contre le Covid-19, explique notamment que "60.000 décès supplémentaires sont liés à la vaccination" durant la pandémie en Allemagne lors d’une audition au Bundestag, équivalent allemand de l’Assemblée nationale française. "Cela devrait faire la une partout dans le monde", affirme ce compte suédois (nouvelle fenêtre)dont la publication a été vue plus de 63 millions de fois sur X et relayée jusqu’à Elon Musk. Le magnat américain a amplifié ce récit en ajoutant de son côté : "La dose du vaccin était manifestement trop élevée et administrée à de trop nombreuses reprises. Ma deuxième injection a failli me conduire à l'hôpital. J'ai cru mourir". Certains responsables politiques français (nouvelle fenêtre) ont aussi partagé ce chiffre, estimant que "60.000 morts [ont été] cachés, rien qu’en Allemagne". Que sait-on vraiment de ce toxicologue et ses déclarations sont-elles fondées ? On vous explique. Un profil qui interroge La séquence est loin d’être nouvelle : elle a été enregistrée lors de l’audience de Helmut Sterz par le Bundestag le 19 mars dernier. Cette vidéo avait d’ailleurs été relayée à l’époque par plusieurs comptes antivax (nouvelle fenêtre), sans avoir la résonance qu’elle connaît mi-avril 2026. Les conditions d’interrogation méritent également d’être soulignées : l’homme avait été invité à témoigner devant le Parlement allemand par le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD). Une audition d'experts avait été organisée devant la Commission d'enquête sur le coronavirus du Bundestag, chargée d'examiner la gestion de la pandémie par le pays. Les conclusions de ces auditions sont prévues pour juin 2027 (nouvelle fenêtre). Helmut Sterz a bien travaillé chez Pfizer, mais entre 2001 et 2009, comme on peut le voir sur son compte LinkedIn (nouvelle fenêtre), soit plus de onze ans avant le début de la pandémie. Il est donc fallacieux de le présenter comme un "insider" ayant des informations directes, ce dernier étant par ailleurs à la retraite depuis 2011. Il y était responsable des deux centres européens de toxicologie situés à Amboise, en France, et à Sandwich, au Royaume-Uni. En sa qualité de vétérinaire de formation, son rôle principal était la surveillance des expérimentations animales afin de mesurer les effets secondaires des vaccins, ce qu’il précise au début de son audition. Il dispose d’un doctorat en virologie, mais n’a pas de compétence connue en épidémiologie. Le toxicologue a déjà affirmé que "les vaccins ont été approuvés illégalement" dans un livre intitulé "La mafia des vaccins". Dans sa déposition au Bundestag (nouvelle fenêtre) traduite ici en français, Helmut Sterz parle d'ailleurs d'"expérience humaine interdite" et affirme que "le SARS-CoV-2 est un virus créé artificiellement dans le cadre de la recherche sur les armes biologiques", un lexique complotiste récurrent (nouvelle fenêtre)autour de la pandémie de Covid-19 Des estimations contestables Les estimations d'Helmut Sterz sont par ailleurs très approximatives. Devant la commission d’enquête, ce dernier explique : "L'Institut Paul Ehrlich a jusqu'à présent reçu — si mes informations sont exactes — 2.133 rapports de décès après vaccination Comirnaty" [un type de vaccin développé par Pfizer, NDLR]. Ce chiffre se trouve bien dans l’un des derniers rapports (nouvelle fenêtre) de l’institut en question. À sa page 24, l’institut détaille que 2.133 cas de décès ont été signalés suite à l'administration du vaccin Comirnaty. Mais ce qu’Helmut Sterz ne précise pas, c’est que l’Institut lui-même avertit qu’un signalement de décès en "proximité temporelle" avec une vaccination ne signifie pas automatiquement qu'il existe un lien de cause à effet. Par ailleurs, sur tous les cas analysés, le document précise que seulement 74 cas de décès ont été jugés "possiblement ou probablement" en lien avec la vaccination, selon les critères de manifestations postvaccinales indésirables établis par l’OMS (nouvelle fenêtre). Les profils étaient des patients ayant déjà des problèmes de santé graves. Et sur ces 74 cas, seulement 29 étaient dus au vaccin "Comirnaty" dénoncé par Helmut Sterz. Soit un nombre de cas extrêmement faible en comparaison avec les 197 millions de vaccins administrés en Allemagne. Dernier point très critiquable : le calcul amenant aux "60.000 décès liés à la vaccination" d’Helmut Sterz. Ce dernier affirme dans sa déposition au Bundestag se baser sur le fait qu’aux "États-Unis, on retient un facteur de sous-déclaration de 30, par lequel il faudrait multiplier le nombre de cas enregistrés". Ainsi, selon ses calculs, 2.133 décès multipliés par ce chiffre amèneraient à une estimation de 60.000 décès. Le toxicologue semble ainsi faire référence à ce que les épidémiologistes appellent les URF (nouvelle fenêtre) (underreporting factor, pour "facteur de sous-déclaration"). Premier problème : le toxicologue ne détaille pas à quelle étude il fait référence, ni pourquoi il applique ce ratio. L’équipe des Vérificateurs n’a d’ailleurs retrouvé aucune étude appliquant un tel coefficient ni autour du Covid, ni autour d’autres vaccins. Par ailleurs, un facteur de sous-déclaration doit s’établir à partir d’un événement indésirable constaté, comme par exemple de la fièvre ou des douleurs musculaires. Or, le programme américain de sécurité vaccinale (nouvelle fenêtre) (VAERS), référence en la matière aux États-Unis, explique qu'"un signalement ne prouve généralement pas que le ou les vaccins identifiés sont à l'origine de l'effet indésirable décrit. Il confirme seulement que l'événement signalé est survenu après la vaccination. Aucune preuve de lien de causalité avec le vaccin n'est requise pour que le VAERS accepte le signalement". Le VAERS précise aussi que les facteurs de sous-déclaration varient fortement en fonction des effets indésirables : des effets classiques, comme de la fièvre, sont moins déclarés que des effets plus rares, comme de la tachycardie. Ainsi, les facteurs de sous-déclaration sont très variables, et appliquer un ratio constant n’a donc pas de sens, comme déjà expliqué par certains spécialistes lors de cas similaires (nouvelle fenêtre). Lire aussi Et si la mortalité liée au Covid-19 pouvait être prédite ? En résumé, les allégations d’Helmut Sterz sont une estimation personnelle lors d’une simple commission d’enquête parlementaire, et pas une conclusion officielle. Ces propos ont par ailleurs immédiatement été critiqués par l’ancien ministre fédéral de la Santé, Karl Lauterbach selon la retranscription du Bundestag (nouvelle fenêtre). Ce dernier a expliqué que "la mortalité a diminué chez les personnes vaccinées" et que "la vaccination n'a pas entraîné de surmortalité", rappelant cependant que "la vaccination comporte des risques, tels que la myocardite ou la thrombose, mais ces complications sont rares". Toutes les études récentes montrent effectivement qu’il n’existe pas de lien avéré entre les vaccins ARN et une hausse de la mortalité. Une étude française (nouvelle fenêtre) portant sur 28 millions d’adultes a montré que la vaccination est associée à une réduction de 25% du risque de décès toutes causes confondues. Une autre étude canadienne (nouvelle fenêtre), publiée mi-mars 2026, a conclu que les vaccins contre le Covid-19 n’augmentaient pas le risque de mort cardiaque chez les jeunes adultes en bonne santé. Selon les données compilées par l’Institut Robert Koch (nouvelle fenêtre), l’Allemagne a connu un peu plus de 39 millions de cas de contamination au Covid-19 entre 2021 et 2026, pour environ 189.000 décès. Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur X : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
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