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  • La rumeur revient régulièrement : les F-35 pourraient être immobilisés depuis les États-Unis. - Une information qui nuit à la réputation de ce chasseur américain vendu dans le monde entier. - Nous avons interrogé Joseph Henrotin, dont l'essai sur cet avion paraît ce mercredi. - Des avions pour défendre son territoire qui restent cloués au sol. C'est le scénario catastrophe qui a menacé l'Europe au début de l'année. Avec les ambitions grandissantes de Donald Trump sur le Groenland (nouvelle fenêtre), le Danemark s'est posé la question de l'utilisation de ses F-35, le fameux chasseur américain. Plusieurs témoignages sur les réseaux sociaux se sont en effet inquiétés de voir la flotte danoise immobilisée. Alors, les États-Unis peuvent-ils réellement désactiver leurs avions à distance en cas de désaccord ? Nous avons posé la question à Joseph Henrotin. Directeur de recherche au Centre d'analyse et de prévision des risques internationaux (CAPRI), son essai Un avion pour les gouverner tous. Le F-35, prisme de la dépendance stratégique européenne, est publié ce mercredi 11 février aux Éditions du Rocher (nouvelle fenêtre). Il n'existe pas d'interrupteur magique… La réponse semble a priori très courte. Non, il n'existe pas de kill switch , de bouton d'arrêt d'urgence, à proprement parler. C'est d'ailleurs ce qu'a répliqué le Pentagone en mars dernier (nouvelle fenêtre), lorsque le Portugal et le Canada ont publiquement déclaré vouloir réexaminer leur commande. Idem à Londres (nouvelle fenêtre), où le ministre des Marchés publics de la Défense britannique a assuré à l'époque que son pays "dispose de la liberté d'action d'opérer les F-35 à tout moment". Mais si cette riposte permet aux défenseurs du "Lightning II" d'éviter de saborder les ventes de cet avion privilégié par les forces de l'Otan (nouvelle fenêtre), "cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas sous une forme ou une autre, de manière plus ou moins directe", d'empêcher l'utilisation de l'appareil, révèle Joseph Henrotin. Directeur de recherche au CAPRI, il débute son analyse par un point essentiel. Le F-35 a une spécificité par rapport à ses concurrents : c'est un cyber-objet, ultraconnecté. Au-delà d'être un avion, "c'est surtout un système informatisé" , nous explique le spécialiste. L'engin est tributaire de certains logiciels "pour son vol" , "l'usage de ses capteurs" et son système de maintenance, baptisé Odin (nouvelle fenêtre). Ce dernier agit comme des "boîtes noires" auxquelles "aucun État sauf les États-Unis n'a intégralement accès" , note notre interlocuteur. Lire aussi Quelles alternatives à l'avion de combat américain F-35 ? En clair : aucun client "n'est en mesure de savoir exactement ce qui est installé au cours des mises à jour" des logiciels ou des opérations logistiques de maintenance, qui transitent toutes par le cloud américain. Sans accès à cette ressource, impossible d'exclure l'existence d'une porte dérobée dans les lignes du code source. Dès lors, pas besoin de bouton d'arrêt d'urgence implanté sur la machine vendue. "Il peut être installé à tout moment" , relève le chargé de recherches, "en altérant le code-source de chaque appareil, ou encore en installant un programme dédié." "On parle là de quelques lignes de code qui pourraient empêcher l'appareil de voler, d'utiliser ses armes, ou encore d'empêcher un usage dans une zone donnée." … mais des avions dépendants des États-Unis Pour se soustraire à toute mise à jour qui viendrait altérer l'efficacité des engins, peut-on s'imaginer simplement éviter de se connecter au système Odin ? Joseph Henrotin explique que non, du fait de la dépendance des appareils à cette maintenance numérisée. Les contrats prévoient en effet une obligation de s'y connecter au moins tous les 30 jours. Dans un tel scénario, les États qui en sont dotés seraient soumis à un dilemme. Se brancher et être à la merci d'éventuels changements réalisés sur l'avion. Ou refuser de se connecter et voir son F-35 devenir inexploitable au bout de 30 jours. Sans compter que ce n'est pas la seule façon dont les États-Unis gardent le contrôle de leur production. Ainsi, nous savons depuis 2012 que toutes les pièces détachées "sont devenues propriété des États-Unis jusqu'au moment de leur installation sur les appareils" , souligne Joseph Henrotin. Ce à quoi s'ajoutent certaines mesures légales qui obligent les pays clients à "s'échanger peu de pièces entre eux" . Il suffit alors à Washington de refuser la livraison aux armées pour clouer leur avion au sol. Une option qui n'a rien d'une hypothèse. Face à l'embargo américain, le Venezuela a eu recours ces dernières années à la "cannibalisation des pièces" pour prolonger la durée de vie de ses F-16, le prédécesseur du F-35 acquis dans les années 1980. C'est-à-dire à la réutilisation de composants issus d'autres engins. Une technique qui réduit considérablement les capacités des avions. Et qui les a empêchés de réagir (nouvelle fenêtre)lors de l'enlèvement du président Nicolas Maduro par Washington. Entre le logiciel, les données sur la menace, les pièces détachées ou les coûts récurrents, le spécialiste liste au total neuf manières différentes d'interrompre l'usage du F-35, de manière plus ou moins rapide. Par sa conception même, ce chasseur contraint les États à la dépendance vis-à-vis des États-Unis et compromet leur liberté d'action. Et leurs avions se transforment en vrai talon d'Achille face à Donald Trump. Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur Twitter : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
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