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  • Des internautes alertent ce mercredi sur l'hiver "rigoureux" qui menacerait l'Europe.Cette crainte s'appuie sur la construction d'une "bulle de froid arctique".Il s'agit d'une mauvaise interprétation de données météorologiques. Après un été caniculaire et un début d'automne anormalement chaud, nombreux sont ceux qui craignent un hiver extrêmement froid. Des données viendraient confirmer cette inquiétude. Parmi ceux à les diffuser, l'animateur vedette Mac Lesggy. Il a affirmé ce mercredi 16 novembre que de nouvelles données météorologiques laissent présager, "un hiver rigoureux". Pour preuve, le présentateur de l'émission e=M6 a accompagné son propos d'images montrant la création d'une "bulle d'air froid beaucoup plus importante que l'année dernière" au-dessus de l'Arctique. Mais que vaut cet argument ? Une "absurdité" météorologique Dans son tweet, désormais supprimé (nouvelle fenêtre), l'ingénieur agronome partageait les propos d'un internaute américain. Photos à l'appui, celui qui se présente comme un "ingénieur chimiste" avance que cette "bulle de froid arctique" serait "surchargée d'air glacé à -84°C dans le noyau". Une température qui serait plus froide de 15% par rapport à l'an dernier (nouvelle fenêtre). "Il n'est pas nécessaire d'être expert en mathématiques pour voir que l'image de gauche a absorbé beaucoup plus d'air froid que l'image de droite capturée l'an dernier. Cet air froid finira par se répandre dans l'hémisphère nord, ce qui entraînera un hiver long et froid." "Ce qui donnera lieu à un ‘megawinter’", prévient cet internaute, adepte de climato-sceptiques. ‼️‼️‼️ #FAKENEWS Je vois partout ce tweet tourner, relayé par des journalistes voire des "vulgarisateurs scientifiques". Alors il s'agit de la température de la stratosphère, qui se refroidit logiquement au-dessus de l'Arctique de par la progression de la nuit polaire. pic.twitter.com/bBKsWJea67 — Gaétan Heymes (@GaetanHeymes) November 16, 2022 S'il ne faut pas être "expert en mathématiques", il suffit pourtant de "notions en météorologie" pour identifier "l'absurdité" de ce raisonnement, rétorque Gaétan Heymes. Ingénieur prévisionniste et nivologue à Météo France, il indique auprès de TF1info que l'interprétation de l'internaute est "erronée". "Il confond ce qu'il se passe dans la stratosphère - donc très haut en altitude - et ses conséquences sur les températures", argue le spécialiste. Car il est en fait totalement normal que cette zone de notre atmosphère, située entre 12 et 50 km d'altitude, se refroidisse en automne "puisqu'il y a de moins en moins de soleil du fait de la nuit polaire qui progresse (nouvelle fenêtre)". Or, un refroidissement de la stratosphère n'a pas nécessairement d'impact sur la troposphère, qui désigne la zone la plus proche de la surface terrestre. Là où les phénomènes météo se produisent. Cela-dit, l'un peut-il influencer l'autre ? "Cela peut arriver", répond Gaétan Heymes, "mais c'est généralement plutôt lorsque l'inverse se produit". "Quand on a un fort réchauffement à ce niveau d'altitude, il peut provoquer des vagues de froid dans la troposphère", avance le spécialiste. Pour lui, il s'agit donc d'une interprétation erronée et d'un "tweet pour le buzz" en cette période de crise énergétique (nouvelle fenêtre). Une analyse que confirme Christophe Cassou. Sur les réseaux sociaux, (nouvelle fenêtre) le climatologue du CNRS de Toulouse a dénoncé des propos parmi "les plus fumeux" qu'il n'a "jamais lus". Cette analyse confond donc les concepts basiques de la météorologie. Alors, à quoi peut-on s'attendre cet hiver ? Il est encore trop tôt pour le savoir avec certitude. Mais s'il n'y a pour le moment "pas de scénario privilégié", comme nous le signale Gaétan Heymes, les prévisions de Météo France (nouvelle fenêtre) ne sont en tout cas pas alarmistes. Dans une communication sur le sujet, le service de météorologie indique qu'à l'heure actuelle, "le scénario le plus probable pour le trimestre" de novembre à janvier "est la prédominance de conditigons anticycloniques, avec un temps calme et sec, sur le continent européen". Au niveau des températures, il y a plus de probabilité (50%) qu'elles soient "conformes aux normales de saison" plutôt que froides (20%). Ce qui n'exclut pas le risque d'épisodes de grand froid. Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur Twitter : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
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