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  • Relayé par Elon Musk sur X, un graphique montre une hausse majeure de l'immigration au Royaume-Uni dans la foulée du Brexit. - TF1info a retrouvé l'origine de ces chiffres, produits par l'équivalent britannique de l'Insee et mis en forme par le quotidien The Economist. - Si les partisans du Brexit ont fait de l'immigration un thème majeur de campagne, des records d'arrivée au Royaume-Uni ont été observés en 2023. - En à peine plus de 24 heures, un graphique en anglais (nouvelle fenêtre) a cumulé plus de 20 millions de visionnages sur le réseau social X. Consacré aux flux migratoires au Royaume-Uni, il montre un basculement assez net dans la foulée du Brexit. En pratique, le nombre d'immigrés extra-européens aurait bondi, pendant que les flux d'immigrés originaires de l'UE se seraient presque totalement taris. Le compte qui partage ces courbes accompagne sa publication de la remarque suivante : "N'est-il pas ironique que de nombreux Britanniques aient voté pour le Brexit parce qu'ils souhaitaient une baisse de l'immigration ?" , demande-t-il. Ce message a été repartagé par Elon Musk, qui s'est lui aussi fendu d'un rapide commentaire en soulignant que cette situation était intervenue "sous un gouvernement conservateur". Une hausse ponctuelle et très marquée en 2022-2023 Les électeurs qui ont voté en faveur d'une sortie de l'UE et qui espéraient une baisse des flux migratoires ont-ils vraiment déchanté ? TF1info s'est penché sur le graphique qui est relayé en ligne et a découvert qu'il provient à l'origine d'un article (nouvelle fenêtre) publié par l'hebdomadaire The Economist, et mis en ligne le 30 décembre 2025. Les données qui sont mises en avant sont particulièrement fiables puisque la source n'est autre que l'Office for National Statistics, l'équivalent britannique de l'Insee. Les graphiques ci-dessus livrent une série d'enseignements. Tout d'abord, on peut constater que nos voisins britanniques ont connu une réduction très nette de l'immigration en provenance des pays de l'UE. Le nombre de citoyens européens vivant au Royaume-Uni est en recul continu depuis la mi-2022. Dans le même temps, l'immigration extra-européenne a connu des variations très importantes. Elle a augmenté en flèche, jusqu'à battre des records : entre mars 2022 et mars 2023, plus d'un million de citoyens étrangers hors-UE se sont installés dans le pays. Le solde migratoire net a sans surprise connu une hausse analogue, mais on constate que les flux migratoires ont diminué dans les mois qui ont suivi, jusqu'à juin 2025 (date des dernières données officielles). À la lecture de ces données, il apparaît que le Royaume-Uni a connu des variations très importantes et particulièrement irrégulières en matière d'immigration ces dernières années. Si le Brexit en est en partie responsable, il n'explique toutefois pas à lui seul ces fluctuations, comme l'a expliqué dans ses colonnes The Economist , à travers l'article qui accompagnait le graphique repartagé ces derniers jours. Un afflux massif de migrants originaires d'Ukraine Le journal économique a souligné que "la répression de la démocratie à Hong Kong par la Chine et l'invasion totale de l'Ukraine par la Russie ont poussé les gens à se précipiter vers la Grande-Bretagne" , tandis que "les passeurs en France sont devenus plus habiles pour entasser les demandeurs d'asile sur des bateaux" . Si le contexte international a contribué à une recrudescence des flux migratoires, ce sont toutefois "les politiques britanniques plus libérales envers les travailleurs étrangers et les étudiants, à qui l'on accordait le droit de travailler après l'obtention de leur diplôme, qui ont été la principale raison de cet afflux" , a tranché l'hebdomadaire. Juger le Brexit responsable de ces évolutions n'est pas tout à fait juste puisqu'il "n'a pas exactement provoqué cette vague d'immigration" . Les observateurs soulignent ainsi que "le Royaume-Uni aurait pu assouplir les règles en matière de visas pour les non-Européens alors qu'il était membre de l'UE" . Il n'y a donc pas de lien de cause à effet direct avec le fait d'avoir tourné le dos à l'Europe, les hausses observées étant davantage liées à des orientations et des choix politiques, ainsi qu'au contexte géopolitique mondial. Docteure en études du monde anglophone et spécialiste du Royaume-Uni, l'universitaire Hélène Grinan-Moutinho a souligné (nouvelle fenêtre) que "les partisans du Brexit ont façonné le discours sur l'immigration européenne afin d'influencer le vote lors du référendum sur l'UE" . Leur discours anti-immigration, a-t-elle observé, "a joué un rôle significatif dans la formation des convictions du public et, par conséquent, dans le soutien des électeurs au Brexit" . Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur X : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
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